Inflation maximale théorique BCE : + 2 % par an
Inflation publiée par l'INSEE : + 1,3 % sur un an
Masse monétaire (agrégat M3) : + 7,6 % par an (sur 4 ans)
Caeteris paribus :
Inflation de mon loyer : + 2,86 % par an (sur 5 ans), 1er poste de mon budget
Inflation de ma taxe d'habitation : + 4,05 % par an (sur 1 an)
Cours de l'once d'or : + 9,71 % par an (sur 4 ans, en euros)
Union européenne, Traités consolidés : 12 € en 1997, 25 € en 2006, soit + 8,5 % par an
Inflation du Big Mac : données insuffisantes
Caeteris non paribus :
Inflation de mon impôt sur les revenus : + 59,81 % par an (sur 5 ans), 2e poste de mon budget
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2007-10-08
2008-02-22
Inflation + 2,8 % sur un an (au moins)
En octobre dernier, j'expliquais pourquoi je ne croyais pas au taux d'inflation de 1,3 % annuel publié par l'INSEE.
Pour janvier 2008, l'INSEE a publié un taux d'inflation de 2,8 % sur 12 mois, ce qui paraît moins irréaliste... Rappel : au niveau macro, l'agrégat M3 a crû de 7,6 % par an sur les 4 dernières années. Et, au niveau micro, mon premier poste budgétaire, mon loyer, a crû de 2,86 % par an sur les 5 dernières années.
Autant dire que la hausse de 0,5 % du point d'indice proposée par Eric Woerth le 10 février ne viendra pas combler la baisse du pouvoir d'achat des fonctionnaires, pourtant censés être moins nombreux et mieux rémunérés !
Lien : précédents billets sur l'inflation
Pour janvier 2008, l'INSEE a publié un taux d'inflation de 2,8 % sur 12 mois, ce qui paraît moins irréaliste... Rappel : au niveau macro, l'agrégat M3 a crû de 7,6 % par an sur les 4 dernières années. Et, au niveau micro, mon premier poste budgétaire, mon loyer, a crû de 2,86 % par an sur les 5 dernières années.
Autant dire que la hausse de 0,5 % du point d'indice proposée par Eric Woerth le 10 février ne viendra pas combler la baisse du pouvoir d'achat des fonctionnaires, pourtant censés être moins nombreux et mieux rémunérés !
Lien : précédents billets sur l'inflation
2007-07-05
À la recherche du taux d'inflation perdu
Toujours en quête du réel taux d'inflation, et en attendant que mon indice des prix du Big Mac donne des résultats, ce qui prendra plusieurs années, une autre approche donne une inflation réelle supérieure de 45,5 % au taux de 2 % qui est le maximum poursuivi en principe par la BCE.
J'ai pris mes loyers au 31 décembre de chaque année de 2002 à 2006, le loyer étant mon premier poste budgétaire, absorbant environ le quart de mon revenu avant impôts, et n'étant pas sujet à l'innovation qui vient fausser l'indice des prix.
Mon loyer a augmenté de 12,17 % en 4 ans, c'est à dire, par un simple calcul d'intérêts composés, un taux d'inflation réel de mon loyer de 2,91 % par an.
J'ai pris mes loyers au 31 décembre de chaque année de 2002 à 2006, le loyer étant mon premier poste budgétaire, absorbant environ le quart de mon revenu avant impôts, et n'étant pas sujet à l'innovation qui vient fausser l'indice des prix.
Mon loyer a augmenté de 12,17 % en 4 ans, c'est à dire, par un simple calcul d'intérêts composés, un taux d'inflation réel de mon loyer de 2,91 % par an.
2007-05-23
Indice des prix du Big Mac / Big Mac inflation index
L'indice Big Mac a été conçu par l'hebdomadaire britannique The Economist comme un indicateur de la parité de pouvoir d'achat. Il concerne donc le taux de change, et non le taux d'inflation.
Mais en disposant d'un historique des données, il devrait aussi pouvoir servir, pour la France en particulier, où la question de l'inflation depuis la substitution de l'euro au franc français est âprement débattue, d'indice des prix.
J'ignore si cette étude a été faite (une recherche rapide sur Google n'a rien donné), et je ne dispose pas pour l'heure des données brutes (en monnaie locale) de l'indice Big Mac au cours du temps pour le calculer...
Je suis preneur de données (prix d'un Big Mac, en France, à telle date), qui peuvent être fournies dans les commentaires sur ce billet.
2007-05-28 : 3,20 € à Paris La Motte-Picquet
2008-02-25 : 3,30 € à Paris La Motte-Picquet soit + 3,13 % en 9 mois (soit 4,19 % annuels)
2010-06-14 : 3,50 € à Paris Ménilmontant
Mise à jour 2007-07-05 : la méthode des loyers donne une inflation de 2,91 % par an sur 2002-2006.
Mise à jour 2011-01-28 : The McFlation index
Mais en disposant d'un historique des données, il devrait aussi pouvoir servir, pour la France en particulier, où la question de l'inflation depuis la substitution de l'euro au franc français est âprement débattue, d'indice des prix.
J'ignore si cette étude a été faite (une recherche rapide sur Google n'a rien donné), et je ne dispose pas pour l'heure des données brutes (en monnaie locale) de l'indice Big Mac au cours du temps pour le calculer...
Je suis preneur de données (prix d'un Big Mac, en France, à telle date), qui peuvent être fournies dans les commentaires sur ce billet.
2007-05-28 : 3,20 € à Paris La Motte-Picquet
2008-02-25 : 3,30 € à Paris La Motte-Picquet soit + 3,13 % en 9 mois (soit 4,19 % annuels)
2010-06-14 : 3,50 € à Paris Ménilmontant
Mise à jour 2007-07-05 : la méthode des loyers donne une inflation de 2,91 % par an sur 2002-2006.
Mise à jour 2011-01-28 : The McFlation index
2013-11-19
Quel avenir pour le bitcoin ?
Le bitcoin (BTC) est une monnaie virtuelle décentralisée.
Il n'y a pas d'autorité émettrice, mais un algorithme qui préside à une émission décroissante dans le temps, jusqu'à un maximum théorique de 21 millions d'unités environ. Il est divisible.
Environ 12 millions de BTC ont été émis à ce jour.
La propriété de chaque BTC, ou de chaque fraction de BTC, est authentifiée par l'ensemble des utilisateurs : un BTC ne peut pas être "copié" comme un simple fichier Word. En revanche, il peut être volé, comme n'importe quel portefeuille : il suffit de vous en voler sa longue clef numérique. On ne peut pas la violer, mais on peut la subtiliser. C'est pourquoi il est recommandé de stocker ses BTC sur un support déconnecté du réseau.
Le BTC présente toutes les caractéristiques d'une monnaie, comme l’or : réservoir de valeur concentrée, inaltérable, mobile, homogène, fongible. La seule différence entre les deux est que le BTC est immatériel, rendant la densité de valeur qu’il concentre quasi infinie.
Quel avenir pour le bitcoin ?
L'avenir du bitcoin est totalement imprévisible. Il se comporte actuellement comme une bulle de la grande époque (que ce soit celle des tulipes ou celle de 2000) décrite par Charles Kindleberger. Sa brutale ascension en 2013 semble soit le prélude à un effondrement spectaculaire, soit le grondement annonciateur d’un séisme monétaire de grande ampleur, par la remise en cause définitive du pouvoir monopolistique des banques centrales. Je vois plusieurs possibilités :
- une faille technique : un pirate trouve une faille dans l'algorithme, et le système s'effondre ;
- une monnaie concurrente : il n'est pas possible de créer un BTC hors du système BTC ; en revanche, il est tout à fait possible de créer un système BTC bis, une autre monnaie virtuelle, concurrente de la première ; BTC bénéficie d’un avantage compétitif, il est déjà adopté et considéré comme une monnaie ; mais contrairement à l’or, matière unique par nature, une monnaie virtuelle peut aisément être concurrencée par une autre monnaie électronique, comme une devise ordinaire peut être concurrencée par une autre sur le marché monétaire ; et de telles monnaies concurrentes existent déjà, s’engouffrant dans le sillon du bitcoin, et rêvant de répliquer son ascension, au grand bénéfice des premiers adoptants ;
- la menace réglementaire : les États pourraient entrer en guerre contre une monnaie qui sape leur souveraineté monétaire ; ils pourraient voter des lois interdisant la détention et/ou les transactions de BTC ; se poserait alors la question de l'application, difficile, d'une telle interdiction, alors que tout cela peut être crypté et échapper aisément à leur contrôle ; leur seule possibilité serait d'infiltrer les réseaux cachés, mais cela aurait vraisemblablement pour conséquence non de tuer les monnaies virtuelles, mais de les pousser dans la clandestinité, encore plus loin de leur contrôle, et dans une course aux armements bien connue dans tant d'autres secteurs ; une attitude plus intelligente serait de s'accommoder de l'existence du BTC et de l'apprivoiser ; mais on peut faire confiance à la France pour vouloir réguler à outrance une matière qu'elle ne comprend pas et qu'elle ressentira comme dangereuse, et probablement tuer un marché et des acteurs qui partiraient, comme celui de l'or et tant d'autres, à Londres ;
- la normalisation, la stabilisation et la généralisation : dans ce cas, son ascension se poursuivra encore de manière spectaculaire, jusqu’à trouver un équilibre avec les systèmes monétaires classiques, à un prix correspondant à la valeur des transactions libellées en BTC divisée par le nombre de BTC utilisés pour ces transactions.
Le bitcoin exaucerait dans ce dernier cas les rêves les plus fous des libéraux : ôter à l’oligarchie au pouvoir, quelle qu’elle soit, la capacité de diluer la monnaie, et la tentation de spolier le citoyen par l’inflation, selon le mécanisme décrit par Frédéric Bastiat dans son livre intitulé Maudit Argent. Ce n'est pas pour rien qu'il est ardemment soutenu par Peter Thiel. Le BTC rend ainsi impossible le contrôle centralisé du crédit, qui est la 5e proposition du manifeste du parti communiste de Marx et Engels, peut-être le seul vœu qu’ils avaient en commun avec les deux cents familles. Retourner au crédit 2.0 d'origine, reposant sur les transactions entre individus. Revenir à une sorte d’étalon-or, sous une forme numérique.
Il fera probablement horreur aux keynésiens, étant « déflationniste » : sa valeur ne peut que croître dans le temps, la dimension de l’économie étant croissante et la quantité de BTC étant quasi fixe. Mais l’or présentait la même caractéristique, et était pourtant plus stable que les monnaies inflationnistes du XXe siècle. Et la finitude de l’existence est de toute façon la réponse la plus implacable à la tentation de la thésaurisation, rendant la grande peur des anti-déflationnistes relativement illusoire.
Comme internet ou la langue d’Ésope, le bitcoin n’est pas intrinsèquement dangereux. Il est éthiquement neutre. Il peut servir d’instrument d’échange pour des actes, des biens et des services légaux ou illégaux, accomplis par des individus bons ou mauvais. Comme n’importe quel billet de banque.
Il n’est pas très sûr, n’étant pas nominatif ; en revanche, il échappe au contrôle de toute autorité, et est sous le seul contrôle des individus qui composent le marché. C’est sans doute sa principale caractéristique, son principal intérêt, en comparaison avec toute autre monnaie, même l’or, sur lequel il présente un avantage matériel : le Fort Knox du bitcoin se résume à une signature électronique, qui tient sur une clef USB, voire sur un morceau de papier ! Il ne nécessite pas la gestion onéreuse de tonnes de matière. Et nulle banque centrale ne peut générer de l’inflation en bitcoin, en faisant tourner une planche à billets, la quantité de bitcoin étant limitée, par construction.
J'ai le sentiment, sans en avoir de preuve, que le bitcoin sera à terme remplacé par une autre monnaie électronique présentant de meilleures qualités : plus ergonomique, plus sûre, plus transparente, plus facile d’utilisation, plus simple, moins gourmande en énergie pour l’entretien du système. Mais il fera en tout cas figure de précurseur et marquera durablement l'histoire de la monnaie (comme le système de Law ou l'ECU ou le DTS), des mathématiques appliquées et de la cryptographie. Mais jusqu'où montera-t-il avant de redescendre ? Quo non ascendet ? Nul ne peut le prédire.
Où en sera le bitcoin dans 1 an, 10 ans, 100 ans ? Rangé au rang des souvenirs comme l’emprunt russe, ou d’un usage quotidien comme la carte bancaire ? Le film ne fait que commencer.
Il n'y a pas d'autorité émettrice, mais un algorithme qui préside à une émission décroissante dans le temps, jusqu'à un maximum théorique de 21 millions d'unités environ. Il est divisible.
Environ 12 millions de BTC ont été émis à ce jour.
La propriété de chaque BTC, ou de chaque fraction de BTC, est authentifiée par l'ensemble des utilisateurs : un BTC ne peut pas être "copié" comme un simple fichier Word. En revanche, il peut être volé, comme n'importe quel portefeuille : il suffit de vous en voler sa longue clef numérique. On ne peut pas la violer, mais on peut la subtiliser. C'est pourquoi il est recommandé de stocker ses BTC sur un support déconnecté du réseau.
Le BTC présente toutes les caractéristiques d'une monnaie, comme l’or : réservoir de valeur concentrée, inaltérable, mobile, homogène, fongible. La seule différence entre les deux est que le BTC est immatériel, rendant la densité de valeur qu’il concentre quasi infinie.
Ulysse, enchaîné à son mât, résistant aux sirènes de l'inflation
Quel avenir pour le bitcoin ?
L'avenir du bitcoin est totalement imprévisible. Il se comporte actuellement comme une bulle de la grande époque (que ce soit celle des tulipes ou celle de 2000) décrite par Charles Kindleberger. Sa brutale ascension en 2013 semble soit le prélude à un effondrement spectaculaire, soit le grondement annonciateur d’un séisme monétaire de grande ampleur, par la remise en cause définitive du pouvoir monopolistique des banques centrales. Je vois plusieurs possibilités :
- une faille technique : un pirate trouve une faille dans l'algorithme, et le système s'effondre ;
- une monnaie concurrente : il n'est pas possible de créer un BTC hors du système BTC ; en revanche, il est tout à fait possible de créer un système BTC bis, une autre monnaie virtuelle, concurrente de la première ; BTC bénéficie d’un avantage compétitif, il est déjà adopté et considéré comme une monnaie ; mais contrairement à l’or, matière unique par nature, une monnaie virtuelle peut aisément être concurrencée par une autre monnaie électronique, comme une devise ordinaire peut être concurrencée par une autre sur le marché monétaire ; et de telles monnaies concurrentes existent déjà, s’engouffrant dans le sillon du bitcoin, et rêvant de répliquer son ascension, au grand bénéfice des premiers adoptants ;
- la menace réglementaire : les États pourraient entrer en guerre contre une monnaie qui sape leur souveraineté monétaire ; ils pourraient voter des lois interdisant la détention et/ou les transactions de BTC ; se poserait alors la question de l'application, difficile, d'une telle interdiction, alors que tout cela peut être crypté et échapper aisément à leur contrôle ; leur seule possibilité serait d'infiltrer les réseaux cachés, mais cela aurait vraisemblablement pour conséquence non de tuer les monnaies virtuelles, mais de les pousser dans la clandestinité, encore plus loin de leur contrôle, et dans une course aux armements bien connue dans tant d'autres secteurs ; une attitude plus intelligente serait de s'accommoder de l'existence du BTC et de l'apprivoiser ; mais on peut faire confiance à la France pour vouloir réguler à outrance une matière qu'elle ne comprend pas et qu'elle ressentira comme dangereuse, et probablement tuer un marché et des acteurs qui partiraient, comme celui de l'or et tant d'autres, à Londres ;
- la normalisation, la stabilisation et la généralisation : dans ce cas, son ascension se poursuivra encore de manière spectaculaire, jusqu’à trouver un équilibre avec les systèmes monétaires classiques, à un prix correspondant à la valeur des transactions libellées en BTC divisée par le nombre de BTC utilisés pour ces transactions.
Le bitcoin exaucerait dans ce dernier cas les rêves les plus fous des libéraux : ôter à l’oligarchie au pouvoir, quelle qu’elle soit, la capacité de diluer la monnaie, et la tentation de spolier le citoyen par l’inflation, selon le mécanisme décrit par Frédéric Bastiat dans son livre intitulé Maudit Argent. Ce n'est pas pour rien qu'il est ardemment soutenu par Peter Thiel. Le BTC rend ainsi impossible le contrôle centralisé du crédit, qui est la 5e proposition du manifeste du parti communiste de Marx et Engels, peut-être le seul vœu qu’ils avaient en commun avec les deux cents familles. Retourner au crédit 2.0 d'origine, reposant sur les transactions entre individus. Revenir à une sorte d’étalon-or, sous une forme numérique.
Il fera probablement horreur aux keynésiens, étant « déflationniste » : sa valeur ne peut que croître dans le temps, la dimension de l’économie étant croissante et la quantité de BTC étant quasi fixe. Mais l’or présentait la même caractéristique, et était pourtant plus stable que les monnaies inflationnistes du XXe siècle. Et la finitude de l’existence est de toute façon la réponse la plus implacable à la tentation de la thésaurisation, rendant la grande peur des anti-déflationnistes relativement illusoire.
Comme internet ou la langue d’Ésope, le bitcoin n’est pas intrinsèquement dangereux. Il est éthiquement neutre. Il peut servir d’instrument d’échange pour des actes, des biens et des services légaux ou illégaux, accomplis par des individus bons ou mauvais. Comme n’importe quel billet de banque.
Il n’est pas très sûr, n’étant pas nominatif ; en revanche, il échappe au contrôle de toute autorité, et est sous le seul contrôle des individus qui composent le marché. C’est sans doute sa principale caractéristique, son principal intérêt, en comparaison avec toute autre monnaie, même l’or, sur lequel il présente un avantage matériel : le Fort Knox du bitcoin se résume à une signature électronique, qui tient sur une clef USB, voire sur un morceau de papier ! Il ne nécessite pas la gestion onéreuse de tonnes de matière. Et nulle banque centrale ne peut générer de l’inflation en bitcoin, en faisant tourner une planche à billets, la quantité de bitcoin étant limitée, par construction.
J'ai le sentiment, sans en avoir de preuve, que le bitcoin sera à terme remplacé par une autre monnaie électronique présentant de meilleures qualités : plus ergonomique, plus sûre, plus transparente, plus facile d’utilisation, plus simple, moins gourmande en énergie pour l’entretien du système. Mais il fera en tout cas figure de précurseur et marquera durablement l'histoire de la monnaie (comme le système de Law ou l'ECU ou le DTS), des mathématiques appliquées et de la cryptographie. Mais jusqu'où montera-t-il avant de redescendre ? Quo non ascendet ? Nul ne peut le prédire.
Où en sera le bitcoin dans 1 an, 10 ans, 100 ans ? Rangé au rang des souvenirs comme l’emprunt russe, ou d’un usage quotidien comme la carte bancaire ? Le film ne fait que commencer.
2008-03-04
Hausse des tarifs postaux
La Poste a augmenté ses tarifs le 1er mars 2008 : désormais, pour une lettre de 20 g, 55 centimes au tarif prioritaire (depuis 2002, + 9 centimes, soit + 3,02 % de hausse annuelle), 50 centimes au tarif économique.Lien :
- tarifs postaux mis à jour
- autres billets sur l'inflation
2013-02-28
Lecture de février
- Stefan Zweig, Le monde d'hier, souvenirs d'un Européen : L'autobiographie de Stefan Zweig (1881-1942) est l'un des livres les plus remarquables que j'aie lus, par son sujet et la qualité de son écriture, et se lit comme un roman. J'ai rêvé que mes grands-parents, qui subirent les deux guerres mondiales, aient écrit de tels mémoires, et j'ai retrouvé dans ce livre des sentiments qu'ils auraient pu éprouver, ayant connu ce "monde d'hier", puis les tragiques tourments du suicide européen du 20e siècle (p. 8, 354, 463). À vrai dire, j'ai du mal à comprendre qu'on ne nous l'ait pas fait lire au lycée, lorsque nous étudiions cette période. On y partage le désarroi d'un homme qui vient d'un monde qui a doublement disparu, englouti par l'histoire, pour le malheur de l'Europe entière, et à qui ne reste plus qu'un "seul bien assuré, le sentiment de liberté intérieure" (p. 24, 453) : de l'empire austro-hongrois des Habsbourg-Lorraine, le "monde de la sécurité", ne subsistait plus qu'une république d'Autriche amputée, elle-même annexée et avilie en 1938 par l'Allemagne nationale-socialiste. La préface annonce déjà cette accélération du rythme de l'histoire, le monde libre et sûr d'hier, entraîné par des progrès merveilleux de la technique et l'émancipation de la femme (3e chapitre), mais cédant sous les coups des "chevaux livides de l'Apocalypse" (p. 11) et la diffusion des idéologies de masse : fascisme, national-socialisme, bolchevisme, nationalisme. Je retiens notamment l'atmosphère de cette Vienne d'avant 1914, dont la maxime était "leben und leben lassen" (p. 41), celle d'un Paris encore insouciant (4e chapitre), puis le vain espoir que la solidarité spirituelle des intellectuels pourrait infléchir les "puissances qui poussaient à la haine" (p. 243), le basculement dans la guerre en 1914, l'échec de la tentative de paix séparée (p. 307), la description du bureau de Romain Rolland (p. 312), la chute de l'empire austro-hongrois (p. 334), le récit saisissant des ravages de l'inflation (p. 341, 366, 444), le bouleversement de l'art (p. 353), la rare description de la méthode d'écriture de l'écrivain par l'auteur lui-même (p. 374), l'interrogation sur le financement du parti nazi (p. 421), la perte irrémédiable de la liberté de circulation (p. 476), de nombreux portraits et rencontres, dont celle de Dali avec Freud (p. 492), et l'aliénation insensée d'être un écrivain de langue allemande, déchu de sa nationalité autrichienne par l'Allemagne, qui le hait et le proscrit en tant que juif, et pourtant assimilé à l'Allemagne ennemie, à laquelle comme Autrichien il n'a jamais appartenu, par les bureaucrates de son pays d'exil (p. 505), la laideur de la guerre, et le point final d'une vie trop remplie, assombrie par l'échec de la "fédération pacifique de l'Europe" (p. 505) à laquelle il avait tant rêvé et travaillé, et dont les germes ne grandiraient qu'après sa mort. France Culture a consacré une émission d'une heure à ce livre : Nostalgie, la passion du passé.
2010-01-10
Croissance et confiance (suite)
Yann Algan, Construire une société de confiance. Les ERNEST
envoyé par les_ernest. - L'info internationale vidéo.
Intéressante conférence de Yann Algan : Construire une société de confiance.
Voir aussi mes précédents billets sur la confiance mutuelle, et sur les autres facteurs de la croissance, la recherche et développement, l'approche comptable, l'éducation, la mesure de l'inflation...
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