2020-07-28

Fiches de l’Académie des sciences sur l’environnement

« Le comité de l'environnement de l’Académie des Sciences vient de mettre à jour différents livrets à destination des enseignants du 2nd degré, répondant aux questions les plus fréquemment posées autour de la problématique de l’environnement. » http://edd.ac-besancon.fr/livret-sur-lenvironnement-de-lacademie-des-sciences/

Accès direct aux fiches de l’Académie des sciences sur l’environnement : 

2020-07-14

Paul Martineau (artiste)

Ici seront rassemblées les informations glanées au sujet de Paul Martineau, insuffisantes à ce stade pour en faire un article de Wikipédia (ses date et lieu de naissance restent inconnus) :

Paul Martineau est un maître verrier français, originaire de Saint-Rémy-lès-Chevreuse (une activité à son nom y est enregistrée de 1979 à 1999).

"Selon un document PDF trouvé sur internet, mais qui n’est pas daté, il était un « ancien St-Rémois, âgé de 82 ans, vit désormais à Denneville dans la Manche » (Jocelyne Bellon). Selon un autre texte signé par le même auteur, Paul Martineau aurait aussi été peintre et sculpteur."

Il appartient à une famille d'artistes (article de Ouest-France 2012-08-20) : sa femme Roselyne est l'auteur de pastels, et sa fille Roselyne est artiste-peintre et sculpteur.

Œuvres :
- vitraux de l'église de la Visitation à Merten (Moselle), commandés par les Artisans du Sanctuaire (groupe de jeunes artistes) dirigé par François Basseville, d'après cartons et maquettes de M. Martineau, réalisés par Gabriel Loire, en 1953 ;
- vitraux de l'église de Bennwihr (Haut-Rhin), avec les Artisans du Sanctuaire, vers 1959 ;
- verrières non figuratives de l'église Saint-Donat d'Epping, réalisées par les Artisans du Sanctuaire à Paris, sous la direction de Paul Martineau, en 1960 ;
- grande croix en vitrail de l'église de l'Assomption de la Très Sainte Vierge, à Milon-la-Chapelle (Yvelines), dans les années 1960.

2020-04-24

Question à mes amis historiens : grands textes de l'histoire des droits et libertés

Question à mes amis historiens. Comme juriste, je suis troublé par une différence marquante entre les deux côtés de la Manche.

L'histoire constitutionnelle britannique est jalonnée de grands textes considérés comme fondateurs des droits et libertés, dont les textes sont connus et souvent cités.
1100 : Charte des Libertés 🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿
1215 : Magna Carta 🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿
1320 : Déclaration d'Arbroath 🏴󠁧󠁢󠁳󠁣󠁴󠁿 (dont on fête les 700 ans)
1628 : Petition of Rights
1679 : Habeas Corpus 🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿
1689 : Bill of Rights 🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿

En France, aucun texte n'est ainsi "célébré" avant la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Est-ce à dire qu'il n'y a eu aucun équivalent français de ces textes fondateurs britanniques, et que l'absolutisme n'est pas seulement le fait des Bourbons, mais est d'une certaine manière déjà le fruit de l'histoire médiévale ? Ou est-ce que la mémoire collective et la révolution ont englouti des textes comparables par leur portée historique ?
 
L'Ordonnance-testament de 1190, la Grande ordonnance de 1357, l'Ordonnance cabochienne de 1413, le Manifeste de la Ligue du bien public de 1465, l'arrêt d'Union de 1648 contiennent-ils quoi que ce soit à cet égard ? Il est significatif qu'aucun de ces textes français ne soit disponible sur Wikisource, alors que tous les textes britanniques susmentionnés y figurent !
 
Cf. Antoine Michel. Nostalgie de la Fronde et opposition parlementaire sous Louis XV. In: Cahier des Annales de Normandie n°23, 1990. Recueil d'études en hommage à Lucien Musset. pp. 481-491. DOI : https://doi.org/10.3406/annor.1990.4056
 
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0c/Declaration_of_Arbroath_translation_2.JPG

2020-04-23

Monnaie numérique de banque centrale #MNBC #CBDC #Bitcoin #Litecoin #Algorand

M. Claude Raynal. - Monsieur le directeur, vous êtes en charge des monnaies numériques à la BRI. Où en est-on à propos  de l'e-euro ?

M. Benoît Coeuré. - Je suis très heureux de répondre à cette question. La crise ne doit en effet pas empêcher de réfléchir à plus long terme.
Je suis convaincu, au-delà de la France et de l'Europe, que cette crise va accélérer des mutations technologiques, en particulier dans le domaine financier. Elle va donner un coup d'accélérateur à la finance numérique, aussi bien dans le domaine bancaire que s'agissant des paiements.
On voit la méfiance que le virus provoque aujourd'hui à l'égard des billets. Cette méfiance est anecdotique et temporaire - et au demeurant injustifiée, mais la crise va plus généralement encourager le travail à distance et la dématérialisation. On aura besoin d'instruments de finance numérique pour faire fonctionner ce monde nouveau.
Ces instruments doivent-ils inclure une monnaie numérique banque centrale (MNBC) ? Je ne peux répondre pour l'euro. C'est à la BCE de le faire. Elle a ses propres travaux sur le sujet. La BRI essaye de coordonner la réflexion mondiale.
Je copréside un groupe de travail sur ce sujet avec le sous-gouverneur de la Banque d'Angleterre, Jon Cunliffe. Un premier rapport sera prêt en septembre. Il dégagera une approche commune entre la zone euro, l'Angleterre, la Suède, le Canada, le Japon, la Suisse et les États-Unis.
Il ne conclura pas à l'opportunité de mettre en place une monnaie électronique car c'est une décision politique qui vous reviendra, à vous parlementaires nationaux, ainsi qu'au Parlement européen et au Conseil européen, dans le cadre de l'euro, mais nous allons dégager des principes communs, en particulier d'interopérabilité entre MNBC, afin d'assurer le bon fonctionnement du système monétaire international.
Cette transition prendra le temps qu'il faudra car le choix du type de monnaie électronique mis en place peut avoir des conséquences assez fortes sur l'intermédiation financière.
Pour prendre un exemple quelque peu extrême et caricatural, si la BCE décidait d'ouvrir des comptes de dépôt à 340 millions de citoyens de la zone euro pour pouvoir les abonder avec des euros électroniques, cela pourrait tuer l'activité de dépôt bancaire commerciale et, par là, le financement d'une partie des banques européennes.
Il faut réfléchir de manière cohérente au mode d'instruction de la monnaie électronique, aux moyens de la sécuriser en termes de cybersécurité, de fraude, etc. et à l'impact que cela peut avoir sur l'activité de banque de dépôt et l'intermédiation financière en général. On va y venir, mais cela prendra sans doute un peu de temps. Tout ceci n'est qu'un avis personnel.

Source: Sénat, commission des affaires européennes : audition de M. Benoît Coeuré, directeur du pôle innovation de la Banque des règlements internationaux, ancien membre du directoire de la Banque centrale européenne (par audioconférence), 14 avril 2020.

2020-01-26

Bach - Aria mit 30 Veränderungen Goldberg Variations BWV 988 - Rondeau



Bach - Aria mit 30 Veränderungen Goldberg Variations BWV 988 - Rondeau | Netherlands Bach Society

2020-01-13

Le Concert royal de Nancy (1981-1991)

Le Collège vocal de Nancy, créé en 1981, s’est mué, au cours des recherches musicologiques de son fondateur, René Depoutot, en Concert royal de Nancy en 1983, faisant référence à l’ensemble actif durant une partie du règne de Stanislas.

Né avec, en majorité, certains de ses élèves du collège de la Craffe et du lycée Jeanne-d’Arc intéressés par la musique ancienne, il comprend deux groupes : deux ensembles dont un de solistes.

Ce sont ces derniers qui ont assurés les concerts dans les festivals français, les invitations à l’étranger et l’enregistrement des 4 CD (aux éditions ADDA et K617). Il faut relever le nom de quelques chanteurs qui assuraient régulièrement les rôles importants dans les œuvres de Charpentier, Dumont, Bach, Buxtehude, Zelenka, etc. : Agnès Claude (dessus I), Dominique Eumont (dessus I), Jean-François Iung (ténor), Vincent Lécuyer (basse). L’ensemble chantait fréquemment sans direction.

La composition de l’ensemble vocal comptait entre dix et quatorze chanteurs selon les œuvres : dessus I, dessus II, contre-ténors, ténors, barytons-basses.

Les solistes étaient tenus de prendre des cours de chant financés par le Concert royal avec G. Chassel † (phoniatre, spécialisée dans l’éducation et la rééducation vocale).

Pour certaines productions ponctuelles, il fut fait appel à des chanteurs solistes professionnels (Françoise Sémelaz, Vincent Darasse, Bruno Boterf, Ian Honeyman).

L’ensemble instrumental était composé uniquement de professionnels : Odile Edouard, Judith Depoutot, Ruth Weber (violons), Alain Gervreau (violoncelle), Luc Devanne (violone), etc. Pascale Anselme (organiste, CNR Nancy) assurait la basse continue.

Après la cessation des activités de l’ensemble en 1991, les « archives » récupérées (affiches, affichettes, programmes...) ont été classées et versées aux Archives municipales de Nancy ; quelques documents (peu) sont intégrés aux archives de la famille Depoutot, versées aux Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, et actuellement en cours de classement.

Informations reçues et publiées avec l'aimable autorisation de M. René Depoutot, que je remercie vivement pour cette page d'histoire musicale nancéienne. 

Discographie : 

Henry Du Mont (1610-1684) : Motets à 2, 3, 4 et 5 voix (Cantica Sacra) ; Litanies de la Vierge Marie (Meslanges). CD aux éditions ADDA, enregistré en août 1987 en l'église Saint-Georges d'Essey-lès-Nancy, réf. 581034.

Jan Dismas Zelenka (1679-1745) : Magnificat - Psaumes & Repons. CD aux éditions ADDA, enregistré en juillet 1989 en l'église Saint-Georges d'Essey-lès-Nancy, réf. 581161, code 3355385811619.

Johann Michael Bach (1648-1694) : L’œuvre vocal : motets & cantates. CD aux éditions ADDA, enregistré en août 1988 en l'église du Couvent de la Visitation de Nancy, réf. 581111.

Johann Ludwig Krebs (1713-1780) : Klavierübung. CD aux éditions K617, enregistré en juillet 1989 en l'église priorale de Saint-Quirin, réf. K617002 : écouter sur Qobuz.


== Amateurs de musique à Nancy, rejoignez l'ALMC. ==

2019-12-16

Les angles morts de la culture française

Ci-après, une liste d'omissions, de trous, de manques, de béances, dans la culture française ou de langue française, qui sera complétée au fur et à mesure qu'ils seront repérés : des œuvres étrangères, reconnues au niveau international, mais non traduites ou non jouées en France, pour des raisons inexplicables – ignorance, négligence, paresse, idéologie, impécuniosité ?

François Ier et ses successeurs avaient compris le rôle indispensable de la traduction en français, pour la participation française à la république des lettres et la promotion même de la langue française. En se coupant de la circulation des idées neuves, Paris se provincialise...
  • Friedrich von Hayek, La route de la servitude : la traduction française de 1946 aux PUF est obsolète, tellement approximative qu'elle en est fausse, et a besoin d'être totalement refaite ; en attendant, seule la version originale en anglais reflète la pensée de l'auteur.
  • Irving Janis, Victimes de la pensée de groupe : une étude psychologique de décisions et de fiascos de politique étrangère, 2e édition, 1982 : un concept important de la délibération collective et de la prise de décision dans le monde anglophone est totalement négligé dans le monde francophone, parce que l'ouvrage qui l'a identifié n'a, depuis quarante ans, toujours pas été traduit.
  • Tom Bingham, The rule of law : il manque une traduction en français de cet ouvrage de référence sur l'état de droit, testament d'un des plus grands juges britanniques, publié en 2010, prix Orwell 2011, traduit en espagnol en 2018 (El estado de derecho).
  • Henrik Berggren & Lars Trägårdh, Le Suédois est-il humain ? Communauté et indépendance dans la Suède moderne (Norstedts) : alors que la Suède est donnée comme "le" seul modèle pouvant rivaliser avec le "modèle français que le monde nous envie", les éditeurs français n'ont pas poussé la curiosité ou même l'intérêt jusqu'à traduire cet ouvrage "remarqué", publié en 2006, traduit en allemand en 2016, et traduit en anglais en 2022 sous le titre "The Swedish Theory of Love: Individualism and Social Trust in Modern Sweden".
  • Paul Collier, The Bottom Billion, 2007 : ce livre fréquemment cité explore les raisons pour lesquelles les pays pauvres échouent à se développer malgré l'aide internationale, mais apparemment ça n'intéresse toujours pas les éditeurs francophones.
  • Toby Ord, The Precipice (Hachette) : un essai du philosophe australien souvent cité dans les débats anglophones sur le risque existentiel qui pèse sur l'avenir de l'humanité, publié en 2020.
  • Walter Lippmann, Public opinion : ce livre n'a toujours pas été traduit en français, plus d'un siècle après sa parution en 1922.
  • Iain Banks, The Wasp Factory, 1984 : classé 32e parmi les 100 romans du XXe siècle par un sondage de The Independent en 1997, il n'est pas traduit en français.
Quelques exemples de l'attardement culturel causé par le provincialisme français :
  • Bilbo le Hobbit, de Tolkien, publié en anglais en 1937, a été publié en français seulement 32 ans plus tard, en 1969. Par un bel exploit de célérité, il a fallu "seulement" 18 ans pour traduire Le Seigneur des Anneaux (publié en 1954 en anglais, en 1972 en français).
  • Atlas Shrugged, d'Ayn Rand, publié en anglais en 1957, a attendu 2011 pour voir enfin sortir son édition française, soit 54 ans. Plus d'un demi-siècle ! Et encore, il s'agissait de traduire à partir de l'anglais, pas d'une langue rare !

Lacunes comblées :

  • Mario Vargas Llosa, La llamada de la tribu, 2018 : autobiographie intellectuelle du prix Nobel de littérature, traduite en français en 2021 : L'appel de la tribu, Gallimard.
  • Philip Glass, Akhnaten : opéra créé en 1984, enfin joué à Paris (en version de concert) en octobre 2025 (création française en 2002 à Strasbourg).

2019-12-15

Philip Glass joue Mad Rush



Among the comments, one can read: "I discovered the music of Philip Glass about two hours ago. I thought he was some kind of Modernist joke. The joke is, indeed, on me. Repetitious? This is life music, earth music, cosmic music. Anyone who ever gets tired of this must have become tired of breathing as well. This is respiration, circulation, digestion, cogitation. This is day to night to day to night, sun and clouds, moon and stars, forever and ever around and around. This is reproduction, gestation, birth, growth, reproduction, life, death, gestation. This is acorns swelling to oaks and casting acorns that swell into oaks as the old oaks fuel dancing flames. This is sowing, growing, reaping and seeding, spring, summer, autumn, winter, ever the same, always anew. This is empires rising, ruling, and falling, rising, ruling and falling, rising, ruling, and falling, over and over and over... This is six thousand years of recorded human experience sped up into fifteen minutes of seemingly effortless artistry. This - this is stunning. I will never be the same again." ('Dr Sam Johnson').

2019-11-24

Retours d'expérience sur les services de livraison de colis : Colissimo, Fedex, UPS, etc.

Amazon Prime : recommandé : Notation Google 2,2/5 pour 97 avis (2025-02)
- service remarquable : livraison rapide (J+1 en rase campagne), acceptation de consignes spécifiques (y compris livraison en l'absence du destinataire dans un lieu précis), et parfois possibilité de géolocaliser le colis en livraison.

Chronopost : recommandé : (Lille, 2022) Notation Google 4,5/5 pour 21345 avis (2025-02)
- service rapide, souriant, poli, avec suivi en ligne des étapes de l'envoi, et possibilité de modifier en ligne la date de livraison.

Cocolis : code de parrainage : MARMB3134 ; Notation Google 4,6/5 pour 1216 avis (2025-02)

Colissimo : recommandé : (Paris, 2022) Notation Google inexistante, cf. La Poste infra (2025-02)
- le livreur laisse un message en numéro masqué : impossible de le rappeler ; Colissimo, joint au téléphone au 3631, indique n'être pas en mesure de joindre ses propres livreurs ! le site internet ne permet pas de laisser des instructions particulières ; le site internet présente de nombreux défauts (par exemple, impossible de mettre un numéro de téléphone à jour : toutes les tentatives sont rejetées comme n'étant pas au bon format, quel que soit le format essayé ; idem, impossible de mettre à jour les détails de l'adresse : interphone, etc.) ;
- MAIS : Colissimo me rappelle le soir-même, et programme une relivraison le lendemain, et confie le colis au gardien ce qui m'évite un nouveau tour de manège.

DHL + Colissimo : à éviter : (Lille, 2022)
- 4 jours pour quitter l'Allemagne, puis 7 jours en France jusqu'à la livraison !
- J+5 : "Votre choix ne peut être pris en compte en raison d'un incident survenu lors du traitement de votre demande. Nous vous présentons nos excuses. Votre colis sera livré dans les conditions prévues initialement". Outre cet incident, le colis n'est pas du tout livré dans les conditions prévues initialement, à J+6, mais 5 jours plus tard.
- Après deux appels au service client, qui annonce une livraison à J+7 ou J+8, c'est à J+11 que le colis est livré... dans un relais-colis Auchan, qui n'est ni mon domicile, ni le bureau de poste central où j'ai demandé la livraison !

DHL seul : recommandé : (Nancy, 2025) Notation Google 3,5/5 pour 248 avis (2025-02)
- j'ai pu reporter le RDV pour une livraison venant des USA à mon retour de congés, et le livreur, souriant, est arrivé à 10h précises pour un créneau de 10h à 14h.

DPD : à éviter : (Nancy, 2025) Notation Google 1,2/5 pour 1423 avis (2025-02)
- "au dépôt, entreprise fermée" (un lundi).
- service catastrophique : délai de garde très court, plus court que les congés scolaires, aucun moyen de reporter la date de livraison à la rentrée, et aucun moyen d'intervenir pour éviter le retour à l'expéditeur situé en Italie ; le point relais qui m'a promis de mettre le colis de côté ne l'a pas retenu conformément à son engagement mais l'a renvoyé à l'expéditeur ; le service client qui semble délocalisé dans un pays lointain répète les informations en ligne et ne peut pas intervenir sur le sort du colis (Nancy, 2025)

Fedex : recommandé mais en baisse : Notation Google 2,3/5 pour 718 avis (2025-02)
- service remarquable à Paris : à la suite de la défaillance d'un livreur, contact téléphonique pris le lendemain matin par Fedex, puis le chef d'équipe est venu lui-même porter le colis à l'étage, en présentant "mille excuses" ;
- en 2023, service en voie de dégradation, à cause du transfert des relations du client avec des automates : impossible d'agir sur la livraison sur le site internet, chatbot du site internet inefficace, appel téléphonique transféré à une "intelligence" artificielle conversationnelle inefficace qui renvoie vers le site internet où aucune action n'est disponible ; après un début d'énerverment, j'ai trouvé la solution : demander à l'IA "je souhaite parler à un conseiller" ; dès lors que j'ai pu parler à un humain, la relivraison a pu être fixée sans difficulté.

GLS : à éviter : (Nancy, 2025) Notation Google 1,8/5 pour 924 avis (2025-09) 
- J'ai pu récupérer le colis, et il n'est pas endommagé, ce qui est l'essentiel. Mais : le suivi de colis montre que le camion est passé plusieurs fois devant mon domicile, sans livraison, deux jours de suite ! Puis je reçois une notification m'annonçant un dépôt en relais (prétendument à ma demande, ce qui est mensonger), relais que je n'ai pas pu choisir. J'ai perdu une demi-heure à récupérer le colis, alors que j'étais présent à mon domicile. (2025-09)

La Poste : à éviter : (Lille, 2022) Notation Google 2,1/5 pour 110 avis (2025-02)
- envoi recommandé resté une semaine "en transit sur nos plateformes logistiques" (sans mention du lieu précis) arrivé ce matin avec une notification de détérioration ; "Conformément à la réglementation postale, nos agents ne sont pas autorisés à assister à l'ouverture du colis" (évidemment, cette affirmation péremptoire n'est accompagnée d'aucune référence précise à un texte), donc obligé de refuser l'envoi sans pouvoir même ouvrir le contenant abîmé pour vérifier l'état du contenu ; bilan : une œuvre d'art unique attendue de longue date irrémédiablement abîmée, que l'artiste va devoir refaire complètement.

Mondial Relay : (Nancy, 2026)
- A modifié le relais de destination, sans me demander mon avis. Perte de temps, puisque plus éloigné de mon domicile et aux horaires moins étendus (2026-01).

Schenker Normandie : Notation Google 3,2/5 pour 189 avis (2025-02)
- ne livre pas le week-end ;
- refuse de déposer un colis sans signature.

UPS : à éviter : Notation Google 1/5 pour 335 avis (2025-02)
- ne livre pas le week-end ;
- ne permet pas de modifier la livraison sans saisie du numéro "InfoNotice" mis dans la boîte aux lettres, donc impossible d'interagir à distance ;
- menace d'un retour à l'expéditeur sous 5 jours (!) après la dernière tentative de livraison ;
- refuse de déposer un colis sans signature ;
- la session informatique expire en cours de saisie des données ;
- 3 tentatives de livraison pour rien ! gaspillage de temps et de carburant ;
mais : changement d'adresse pour Paris gratuit.
- 2021 : aucune amélioration : SMS invitant à me connecter à UPS.com, mais impossible d'aller au bout de la procédure en ligne (aucune option offerte) ; obligé d'appeler, et de passer par un robot vocal ; obligé de dicter deux fois le numéro de référence (pourquoi deux fois ?) ; pas de relais colis dans mon arrondissement... et encore deux jours ouvrables d'attente avant que le colis soit mis à disposition au point relais.
- 2022 : aucune amélioration : SMS invitant à me connecter à UPS.com, mais impossible d'aller au bout de la procédure en ligne (aucune option offerte) ; obligé d'appeler, et de passer par un robot vocal ; obligé de dicter deux fois le numéro de référence (pourquoi deux fois ?) ; obligé de dicter le numéro de téléphone auquel UPS m'a pourtant envoyé un SMS. Et impossible de supprimer des données obsolètes dans le compte personnel UPS. On dirait le sketch de Becky "Faites étoile" dans "Le coeur a ses raisons"...
- 2023 : aucune amélioration : aujourd'hui le livreur frappe à la porte, mais a disparu le temps que j'ouvre ; c'est une perte de temps pour tout le monde, 3 jours pour moi puisque UPS ne livre pas le week-end, et une relivraison pour UPS.

Voir aussi : Quand la Poste ne fait pas son boulot (2011) - Petit paquet import (2016) - L'obsession du service client (2022) -

2019-11-23

Amazon ou les machines

Exercice : remplacez « les machines » par Amazon, la vapeur, l'électricité, l'informatique, les robots, le progrès, l'innovation... dans le raisonnement suivant. Le problème n'est pas Amazon, c'est qu'Amazon ne soit pas français. Qu'Amazon ne pouvait pas être français.


« — Ce qui tue le travail, Monsieur, ne sont-ce pas les machines ? Elles se substituent aux bras ; elles sont cause que la production surabonde et que l’humanité en est réduite à ne pouvoir plus consommer ce qu’elle produit.
— Monsieur, permettez-moi de vous inviter à m’accompagner dans l’île du Désespoir... Voilà Robinson qui a bien de la peine à se procurer de la nourriture. Il chasse et pêche tout le long du jour ; pas un moment ne lui reste pour réparer ses vêtements et se bâtir une cabane. — Mais que fait-il maintenant ? Il rassemble des bouts de ficelle et en fait un filet qu’il place au travers d’un large ruisseau. Le poisson s’y prend de lui-même, et Robinson n’a plus qu’à donner quelques heures par jour à la tâche de se pourvoir d’aliments. Désormais il peut s’occuper de se vêtir et de se loger.
— Que concluez-vous de là ? 
— Qu’une machine ne tue pas le travail, mais le laisse disponible, ce qui est bien différent ; car un travail tué, comme lorsque l’on coupe le bras à un homme, est une perte, et un travail rendu disponible, comme si l’on nous gratifiait d’un troisième bras, est un profit.
— En est-il de même dans la société ?
— Sans doute, si vous admettez que les besoins d’une société, comme ceux d’un homme, sont indéfinis.
— Et s’ils n’étaient pas indéfinis ? 
— En ce cas, le profit se traduirait en loisirs.
— Cependant vous ne pouvez pas nier que, dans l’état social, une nouvelle machine ne laisse des bras sans ouvrage. 
— Momentanément certains bras, j’en conviens ; mais l’ensemble du travail, je le nie. Ce qui produit l’illusion, c’est ceci : on omet de voir que la machine ne peut mettre une certaine quantité de travail en disponibilité, sans mettre aussi en disponibilité une quantité correspondante de rémunération.
— Comment cela ? 
— Supposez que Robinson, au lieu d’être seul, vive au sein d’une société et vende le poisson, au lieu de le manger. Si, ayant inventé le filet, il continue à vendre le poisson au même prix, chacun, excepté lui, aura pour s’en procurer à faire le même travail qu’auparavant. S’il le vend à meilleur marché, tous les acheteurs réaliseront une épargne qui ira provoquer et rémunérer du travail. »

Source: Wikisource.

2019-07-08

SHLML : adhésions 2019 à la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain

Les adhésions 2019 à la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain enregistrent du retard. "Aujourd'hui, votre soutien est donc plus que jamais nécessaire. Il est temps de penser à renouveler votre cotisation et, si vous ne l'avez pas encore fait, à souscrire un abonnement au Pays Lorraine, une des meilleures revues régionales consacrées à l'histoire et aux traditions."

Vous trouverez ci-après un bulletin d'adhésion et d'abonnement, sur lequel il convient de cliquer, puis qu'il vous suffit d'imprimer, de remplir et d'envoyer accompagné d'un chèque :