2006-05-22

Ponfilly l'Afghan

Le 9 septembre, mort de Massoud, était la condition et le mauvais augure du 11 septembre 2001. Ceux qui l'ont compris, ceux qui s'en souviennent, le savent grâce à Christophe de Ponfilly, décédé mardi 16. Ceux-là ne l'oublieront pas, malgré le silence honteux, gêné, d'une France qui n'a pas su honorer ces deux hommes selon leur valeur. La rencontre avec Christophe de Ponfilly, qui était venu présenter son film Massoud l'Afghan, est l'un de mes souvenirs les plus marquants de Sciences Po.

2 commentaires:

Matou a dit…

Christophe m'avait donné la chance de travailler pour lui et Frédéric, le temps d'un été, essentiellement sur Mille et un jours, après une interview réalisée dans son bureau à Interscoop en avril 2003, pour un hommage rendu au Commandant Massoud ; celui qu'il aimait tant et dont l'assassinat le bouleversait tout autant que l'indifférence et le cynisme de la politique occidentale.

Je remercie tous ceux qui m'ont amené progressivement vers cet humaniste de terrain : Qassim Azimi, le Père Serge de Beaurecueil, Merabuddine Masstan... Je salue également Ehsan Mehrangais, Zalmaï Haquani et surtout mon ami Thomas C. Car sans la foi qu'il a su révéler en moi, aucune de ces belles rencontres n'aurait pu avoir lieu.

Après le Père Serge de Beaurecueil et François-Xavier Verschave, je perds le dernier de mes plus précieux amis "politiques", ceux qui ont su donner à ma jeunesse l'inestimable espoir d'un monde meilleur.

Christophe, je garde près de moi le pakol offert au retour d'un de tes nombreux voyages en Afghanistan. Tu évoquais alors les risques que tu prenais pour ta vie avec détachement et sourire. La mort ne te faisait vraiment pas peur. Tu as eu le courage d'affronter tant de souffrances et de larmes sur cette Terre. De là haut, repose-toi enfin, au côté d'Ahmad Shah Massoud. Ton oeuvre est éternelle, comme le combat des Mojâhidin pour leur libération.

Mes pensées vont pour ses proches, sa famille et le valeureux peuple afghan.

Paix à son âme...

Matou a dit…

Christophe m'avait donné la chance de travailler pour lui et Frédéric, le temps d'un été, essentiellement sur Mille et un jours, après une interview réalisée dans son bureau à Interscoop en avril 2003, pour un hommage rendu au Commandant Massoud ; celui qu'il aimait tant et dont l'assassinat le bouleversait tout autant que l'indifférence et le cynisme de la politique occidentale.

Je remercie tous ceux qui m'ont amené progressivement vers cet humaniste de terrain : Qassim Azimi, le Père Serge de Beaurecueil, Merabuddine Masstan... Je salue également Ehsan Mehrangais, Zalmaï Haquani et surtout mon ami Thomas C. Car sans la foi qu'il a su révéler en moi, aucune de ces belles rencontres n'aurait pu avoir lieu.

Après le Père Serge de Beaurecueil et François-Xavier Verschave, je perds le dernier de mes plus précieux amis "politiques", ceux qui ont su donner à ma jeunesse l'inestimable espoir d'un monde meilleur.

Christophe, je garde près de moi le pakol offert au retour d'un de tes nombreux voyages en Afghanistan. Tu évoquais alors les risques que tu prenais pour ta vie avec détachement et sourire. La mort ne te faisait vraiment pas peur. Tu as eu le courage d'affronter tant de souffrances et de larmes sur cette Terre. De là haut, repose-toi enfin, au côté d'Ahmad Shah Massoud. Ton oeuvre est éternelle, comme le combat des Mojâhidin pour leur libération.

Mes pensées vont pour ses proches, sa famille et le valeureux peuple afghan.

Paix à son âme...