2013-04-29

Humeurs du jour

Andries van Eertvelt va connaître une renommée soudaine
  • On a les politiciens qu'on mérite. Quand je vois le nombre de c******* qui ne respectent pas les règles élémentaires du code de la route sur un petit trajet de 15 minutes entre mon boulot et mon domicile... Mettant en danger autrui pour rien... La France s'affaisse parce que les citoyens ne se respectent plus eux-mêmes. Les politiciens ne sont que les épouvantails de paille qui symbolisent cet état déliquescent.
  • Le Monde découvre l'eau chaude... et n'en tire aucune conclusion. Nous avons en France les taux d'imposition du capital et d'IS les plus élevés d'Europe (article du Monde Eco du jour). Selon les croyances économiques magiques en vigueur, cela devrait reporter la production sur le travail et l'emploi: c'est le mythe de l'économie fixe. Or, ça ne marche pas, nous en avons la preuve par les faits. Capital et travail ne sont pas concurrents, ils sont associés, dans une économie dynamique. Et le capital est plus mobile que le travail, donc taxé il s'échappe. Il est urgent de ramener notre fiscalité dans la norme européenne.

2013-04-26

Paulette Choné : Renaissance en Lorraine



À l'occasion de l'année de la Renaissance à Nancy, qui verra notamment deux superbes expositions au Musée des beaux-arts et au Musée lorrain, Paulette Choné, de l'académie de Stanislas, auteur de la somme "Emblèmes et pensée symbolique en Lorraine", et commissaire de l'exposition "L'art et le modèle : les chemins de la création dans la Lorraine de la Renaissance" au Musée barrois, publie un nouvel ouvrage aux éditions Serge Domini, sur la "Renaissance en Lorraine, à la recherche du Musée idéal" :

• "En douze chapitres et près de 250 illustrations, Paulette Choné étudie la manière dont la Lorraine rencontra, accueillit et adapta les modes de pensée, les objets matériels et les signes dans lesquels s'exprimèrent le bouleversement et l'élan de renouveau de la Renaissance européenne. Rédigé dans une langue à la fois claire et raffinée, l’ouvrage nous redonne les clés qui permettent de comprendre l’histoire de la Renaissance en Lorraine et les fondements de l’évolution des arts et des idées au cours de cette période complexe.

• Près de 250 illustrations couleur issues des grandes collections (BnF, RMN Grand Palais, Musée
de la Renaissance, Ecouen, Métropolitan Museum of Art, Kunsthistorisches Museum, Vienne, British
Museum, National Gallery of Art, Washington, Library of Congress, Washington, Victoria & Albert
Museum, Londres, The National Gallery of Ireland, Kupferstichkabinett Staatliche Museen, Berlin,
Bibliothèque nationale de Russie, Musée Lorrain, Bibliothèque municipale de Nancy, Médiathèque de Saint-Dié, Archives de la Meuse, Musée de la Cour d’Or-Metz Métropole, Bibliothèque-Médiathèque de Metz, Musée barrois, Bar-le-Duc, Bibliothèque de Verdun, BNU Strasbourg, etc.)

• Paulette Choné, Professeur émérite des Universités, a enseigné l'histoire de l'art moderne à l'Université de Bourgogne. Philosophe, spécialiste de l'histoire et de la civilisation des XVIe et XVIIe siècles, elle a consacré son premier grand livre aux années 1525-1633 (Emblèmes et pensée symbolique en Lorraine, Klincksieck, 1991), dirigé le catalogue de l'exposition internationale Jacques Callot (RMN / Le Seuil, 1992), approfondi la peinture des « nuits » (L'Âge d'or du nocturne, Gallimard, 2001) et l'oeuvre de Georges de La Tour. On lui doit aussi un Ligier Richier en collaboration avec Bernard Noël et Jean Luc Tartarin (Éditions Meuse / Serge Domini, 2000), plusieurs ouvrages collectifs sur les études emblématiques qu'elle a contribué à mettre à l'honneur en France et plus de 150 articles. Ses recherches et sa méthode sont décrites dans l'important volume d'hommage que lui ont offert ses amis, collègues et élèves (La cause en est cachée, Brepols, 2013). Paulette Choné a publié en 2009 Renard-pèlerin. Mémoires de Jacques Callot écrits par lui-même (Le Bruit du temps). Elle est Ancienne pensionnaire de l'Académie de France à Rome (Villa Médicis 1980-1982) et Membre de l'Académie de Stanislas."

Commander : Serge Domini éditeur

2013-04-18

2013-04-14

Le printemps est venu, ma belle



Quand viendra la saison nouvelle,
Quand auront disparu les froids,
Tous les deux, nous irons, ma belle,
Pour cueillir le muguet aux bois;
Sous nos pieds égrenant les perles
Que l'on voit, au matin trembler,
Nous irons écouter les merles
     Siffler.

Le printemps est venu, ma belle;
C'est le mois des amants béni;
Et l'oiseau, satinant son aile,
Dit ses vers au rebord du nid.
Oh ! viens donc sur ce banc de mousse
Pour parler de nos beaux amours,
Et dis-moi de ta voix si douce:
    «Toujours !»

Loin, bien loin égarant nos courses,
Faisons fuir le lapin caché,
Et le daim au miroir des sources
Admirant son grand bois penché ;
Puis chez nous tout heureux, tout aises,
En paniers, enlaçant nos doigts,
Revenons rapportant des fraises
    Des bois.

Villanelle de Théophile Gautier, musique d'Hector Berlioz.

2013-04-12

Destruction de l’église Saint-Jacques d'Abbeville

En France, en 2013. Tout un symbole.


Démolition de la façade est de l'église Saint... par courrier-picard
Source : Le Courrier Picard.

Trop tard pour Abbeville, dont l'église aurait pu être sauvée : cf. la lettre ouverte de Didier Rykner aux habitants d'Abbeville. Il faut sauver ce qui peut l'être ailleurs, et se retrousser les manches.

Cherchez l'erreur :

Royaume-Uni (hors Ecosse) :
National Trust : 3,8 millions d'adhérents ; 144.429 followers @NationalTrust.

France :
Fondation du Patrimoine : 6.000 adhérents ; 266 followers @Fond Patrimoine.
Source du nombre d'adhérents : Cour des comptes.

Adhérez !

2013-03-21

Scotland the Brave

Non, ce billet n'a rien à voir avec le référendum sur l'indépendance de l’Écosse, dont la tenue a été annoncée aujourd'hui pour le 18 septembre 2014. Il s'agit juste de la bande annonce de Brave, film de Disney & Pixar que j'ai manqué, mais que j'ai bien envie de voir :




2013-03-19

Armoiries du pape François

Hier ont été annoncées les armoiries choisies par le pape François :

L'Osservatore Romano en a publié l'explication :

"L’écu

Dans ses traits, essentiels, le Pape François a décidé de conserver son blason précédent, choisi depuis sa consécration épiscopale et caractérisé par une simplicité linéaire.

L’écu bleu est surmonté par les symboles de la dignité pontificale, identiques à ceux voulus par son prédécesseur Benoît XVI (mitre placée entre des clés décussées d’or et d’argent, reliées par un cordon rouge). En haut campe l’emblème de l’ordre de provenance du Pape, la Compagnie de Jésus : un soleil rayonnant et  flamboyant chargé des lettres, en rouge, IHS, monogramme du Christ. La lettre H est surmontée d’une croix ; en dessous les trois clous en noir.

En bas on trouve l’étoile et la fleur de nard. L’étoile dans l’antique tradition héraldique, symbolise la Vierge Marie, Mère du Christ et de l’Eglise ; tandis que la fleur de nard indique saint Joseph, patron de l’Eglise universelle. Dans la tradition iconographique hispanique, en effet, saint Joseph est représenté avec une branche de nard à la main. En plaçant dans son écu ces images, le Pape a souhaité exprimer sa dévotion particulière à la Très sainte Vierge et à saint Joseph.

La devise

La devise du Saint-Père François est tirée des Homélies de saint Bède le vénérable, prêtre (Hom. 21; CCL 122, 149-151), qui, en commentant l’épisode évangélique de la vocation de saint Matthieu, écrit : « Vidit ergo lesus publicanum et quia miserando atque eligendo vidit, ait illi Sequere me » (Jésus vit un publicain et comme il le regarda avec un sentiment d’amour et le choisit, il lui dit : Suis-moi).

Cette homélie est un hommage à la miséricorde divine et elle est reproduite dans la Liturgie des heures de la fête de saint Matthieu. Elle revêt une signification particulière dans la vie et dans l’itinéraire spirituel du Pape. En effet, en la fête de saint Matthieu de l’année 1953, le jeune Jorge Bergoglio fit l’expérience à l’âge de 17 ans, de manière toute particulière, de la présence pleine d’amour de Dieu dans sa vie. Suite à une confession, il sentit qu’on lui touchait le cœur et ressentit la descente de la miséricorde de Dieu, qui avec un regard d’amour tendre, l’appelait à la vie religieuse, à l’exemple de saint Ignace de Loyola.

Une fois élu évêque, S.Exc. Mgr Bergoglio, en souvenir de cet événement qui marqua les débuts de sa totale consécration à Dieu dans Son Eglise, décida de choisir, comme devise et programme de vie, l’expression de saint Bède miserando atque eligendo, qu’il a voulut reproduire aussi dans son blason pontifical."

Source : L'Osservatore Romano

Liens : Héraldique - Héraldique pontificale

2013-03-14

François, pape

 IHS
Trigramme des Jésuites
Ancien noviciat des Jésuites de Nancy


Près de 473 ans après la fondation de la Compagnie de Jésus, un jésuite est pour la première fois élu pape, le 13 mars 2013. Un de ces hommes qui ont fait le choix de la formation intellectuelle la plus poussée devrait avoir des dispositions pour répondre aux défis lancés par l'ère de l'immatériel et l'économie de la connaissance. De quoi revivifier une communauté qui s'apprête à quitter Nancy en septembre 2013, après quelque trois siècles de présence en Lorraine ? Certains se souviendront, comme moi, du rôle influent qu'ils eurent au GEC, l'ancien groupe des étudiants catholiques, qui occupe l'hôtel de Metz-Noblat, cours Léopold, où j'étudiai entre 1994 et 1996.


Saint François d'Assise, par Giotto, au Louvre
Photo : Commons

Le nouveau pape, Jorge Mario Bergoglio, a choisi le nom que j'espérais, François, en hommage à François d'Assise, saint homme de pauvreté et de prédication, proche de la nature, qui alla à la rencontre de l'islam, et voulut réparer, au sens propre et au figuré, l'église tombant en ruine. À Nancy, la trace la plus visible des franciscains est évidemment la chapelle des cordeliers, sépulture des ducs et duchesses de Lorraine.

Le pape François, élu le 13 mars 2013
Photo : Commons, prise en 2008

Un peu de lecture sur saint François d'Assise :



Sans oublier Messiaen, plus ardu... : sur Youtube ou sur disque : Messiaen : Saint François D'Assise


2013-03-13

Une explication plausible de l'art pariétal

Chauvet, Lascaux, et tant d'autres grottes ornées... Le temps écoulé nous a fait perdre le sens de ces dessins, et même jusqu'aux techniques employées. Bertrand David, diplômé des Beaux-Arts de Rennes, et Jean-Jacques Lefrère, professeur de médecine, proposent une explication assez convaincante de la réalisation de ces œuvres d'art pariétal.



Printemps des poètes 2

Le Renard et le Buste :

Les Grands, pour la plupart, sont masques de théâtre ;
Leur apparence impose au vulgaire idolâtre.
L’Âne n’en sait juger que par ce qu’il en voit.
Le Renard au contraire à fond les examine,
Les tourne de tout sens ; et quand il aperçoit
     Que leur fait n’est que bonne mine,
Il leur applique un mot qu’un Buste de héros
     Lui fit dire fort à propos.
C’était un Buste creux, et plus grand que nature.
Le Renard, en louant l’effort de la sculpture :
"Belle tête, dit-il, mais de cervelle point."
Combien de grands seigneurs sont bustes en ce point ?

Jean de La Fontaine, Fables, 4, 14.

2013-03-12

Obligation de déneiger devant chez soi

Le Parisien se plaint de la gêne causée par la neige ; mais il ne s'abaisse pas à déneiger son trottoir...

C'est dire si le rappel adressé par le maire d'arrondissement ce soir est opportun :

"Je rappelle que les riverains, les propriétaires, les locataires ou occupants de boutiques, magasins et de tous locaux ayant immédiatement un accès sur la voie publique, ont l'obligation de déblayer devant chez eux : ils doivent dégager le trottoir sur toute la longueur de la façade et sur une largeur allant jusqu'à quatre mètres. Ils doivent également procéder à un salage préventif. Les trottoirs arborés doivent être sablés et non salés (arrêté interpréfectoral du 16 juin 1937)."

L'article 11 dispose que : "Les infractions au présent arrêté seront constatées par des procès verbaux ou rapports et les contrevenants seront traduits, s'il y a lieu, devant les tribunaux pour être punis conformément aux lois et règlements en vigueur."

C'est une question de civisme.

Printemps des poètes

En l'honneur du "printemps des poètes", du 9 au 24 mars, une fable de Jean de La Fontaine :

La Poule aux oeufs d'or

L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la fable,
Pondait tous les jours un oeuf d'or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable
À celles dont les oeufs ne lui rapportaient rien,
S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches :
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ?

(V, 13)

2013-03-04

Europe ferroviaire

Électrification du réseau ferroviaire européen : chaque couleur correspond à une norme différente (source : Wikipédia)


4 trajets, 3 fournisseurs... Sur CapitaineTrain, je peux réserver Paris-Liège et Aachen-Paris, mais ni Liège-Maastricht, ni Maastricht-Aachen. Sur Voyages-SNCF, je peux réserver Liège-Maastricht, mais on me propose des horaires Maastricht-Aachen incomplets à un prix exorbitant. Sur Bahn.de je ne peux pas non plus réserver Liège-Maastricht, mais j'ai des horaires Maastricht-Aachen exhaustifs à prix normal. L'Europe ferroviaire n'est pas encore faite !

2013-02-28

Lecture de février

  •  Stefan Zweig, Le monde d'hier, souvenirs d'un Européen : L'autobiographie de Stefan Zweig (1881-1942) est l'un des livres les plus remarquables que j'aie lus, par son sujet et la qualité de son écriture, et se lit comme un roman. J'ai rêvé que mes grands-parents, qui subirent les deux guerres mondiales, aient écrit de tels mémoires, et j'ai retrouvé dans ce livre des sentiments qu'ils auraient pu éprouver, ayant connu ce "monde d'hier", puis les tragiques tourments du suicide européen du 20e siècle (p. 8, 354, 463). À vrai dire, j'ai du mal à comprendre qu'on ne nous l'ait pas fait lire au lycée, lorsque nous étudiions cette période. On y partage le désarroi d'un homme qui vient d'un monde qui a doublement disparu, englouti par l'histoire, pour le malheur de l'Europe entière, et à qui ne reste plus qu'un "seul bien assuré, le sentiment de liberté intérieure" (p. 24, 453) : de l'empire austro-hongrois des Habsbourg-Lorraine, le "monde de la sécurité", ne subsistait plus qu'une république d'Autriche amputée, elle-même annexée et avilie en 1938 par l'Allemagne nationale-socialiste. La préface annonce déjà cette accélération du rythme de l'histoire, le monde libre et sûr d'hier, entraîné par des progrès merveilleux de la technique et l'émancipation de la femme (3e chapitre), mais cédant sous les coups des "chevaux livides de l'Apocalypse" (p. 11) et la diffusion des idéologies de masse : fascisme, national-socialisme, bolchevisme, nationalisme. Je retiens notamment l'atmosphère de cette Vienne d'avant 1914, dont la maxime était "leben und leben lassen" (p. 41), celle d'un Paris encore insouciant (4e chapitre), puis le vain espoir que la solidarité spirituelle des intellectuels pourrait infléchir les "puissances qui poussaient à la haine" (p. 243), le basculement dans la guerre en 1914, l'échec de la tentative de paix séparée (p. 307), la description du bureau de Romain Rolland (p. 312), la chute de l'empire austro-hongrois (p. 334), le récit saisissant des ravages de l'inflation (p. 341, 366, 444), le bouleversement de l'art (p. 353), la rare description de la méthode d'écriture de l'écrivain par l'auteur lui-même (p. 374), l'interrogation sur le financement du parti nazi (p. 421), la perte irrémédiable de la liberté de circulation (p. 476), de nombreux portraits et rencontres, dont celle de Dali avec Freud (p. 492), et l'aliénation insensée d'être un écrivain de langue allemande, déchu de sa nationalité autrichienne par l'Allemagne, qui le hait et le proscrit en tant que juif, et pourtant assimilé à l'Allemagne ennemie, à laquelle comme Autrichien il n'a jamais appartenu, par les bureaucrates de son pays d'exil (p. 505), la laideur de la guerre, et le point final d'une vie trop remplie, assombrie par l'échec de la "fédération pacifique de l'Europe" (p. 505) à laquelle il avait tant rêvé et travaillé, et dont les germes ne grandiraient qu'après sa mort. France Culture a consacré une émission d'une heure à ce livre : Nostalgie, la passion du passé.